L'histoire du Château Maison Noble Saint Martin

XIVème siècle

XIVème siècle

Maison Noble fut d’abord un Château féodal, construit au début du XIVème siècle dont il reste une tour en ruines, dans les prés côté sud du Château aujourd’hui.

Cet édifice fut probablement détruit lors du passage des Anglais commandés par Derby en 1345, qui firent le siège de Castelmoron. Il appartenait alors au Seigneur de La Morrinière.

Le nom de Maison Noble vient du fait que c’était la Maison DU Noble de l’époque. Maison Noble fut alors reconstruit au siècle suivant sur son emplacement actuel et devint la propriété de la famille De Meslon.

Les premiers ceps se situaient à Fénétaud et étaient utilisés pour le vin de messe. Au cours de diverses successions les parcelles qui s’étendaient jusqu’à Villepreux ont été divisées.

XVème siècle

XVème siècle

Le Château Maison Noble, à Saint Martin du Puy, semble donc avoir appartenu à la famille Chalon depuis 1491.

Et avant …


Vers le milieu du XV siècle, avant 1471, Gilles d'Albret est Seigneur de Castelmoron, Etienne, son fils, également. Le fief revient ensuite au petit fils de Gilles, Alain.


A la fin du XV siècle, l'une des filles d'Alain, Anne-Louise d'Albret, épousa Jean de Chalon, fils naturel de Louis de Chalon, Seigneur de Chateauguyon et de Françoise d'Amboise.


Par un traité du 24 juin 1492, le Roi de Navarre désintéresse les héritiers des Chalons, notamment en reprenant le fief de Puynormand.


Il semble que ce soit à ce moment que le fief de Maison Noble fut démembré de celui de Castelmoron pour constituer une seigneurie.

XVIème siècle

XVIème siècle

Pendant l’absence du Seigneur De Meslon, alors gouverneur de Monségur (1580), les catholiques incendièrent et pillèrent Maison Noble, ne laissant subsister que les caves. Par le jeu de différents héritages, Maison Noble « échoua » à Pierre de Chalon, puis à Charles de Chalon son fils et petit-fils de Jean de Chalon et d'Anne-Louise d'Albret.

C’est alors que Maison Noble ne quitta plus la famille de Chalon jusqu'à la Révolution française. 

Nous savons qu’elle a été détruite deux fois : Une première fois pendant les Guerres de religion.

XVIIème siècle

XVIIème siècle

Motte féodale à l'origine, puissamment fortifiée, Maison Noble fût donc le théâtre (comme Castelmoron), de nombreuses luttes à l'occasion des Guerres de religion. Il semble qu'elle fut à cette occasion très gravement endommagée, puisque l'on sait qu'en 1685, les anciennes constructions commençaient à être relevées.

Après les De Meslon, cet immeuble et son domaine furent possédés par Ezechiel de Chalon, écuyer et propriétaire des lieux, à partir de 1632. Il fut le descendant probable du célèbre peintre Simon De Chalon qui décora nombreuses églises du midi de la France au XVI ème siècle.

Simon de Châlons La Sainte Famille Musée des beaux-arts de Rouen

La première reconstruction semble donc avoir été faite par Ezechiel de Chalon. Les magnifiques caves voûtées sont contemporaines à celles de Cadillac et dateraient du début du XVIIème siècle, comme le seraient la terrasse et le pavillon quadrangulaire.

D’autres travaux furent entrepris par la suite à partir du milieu du XVIIème siècle, comme en témoigne la clé de voûte de la cave datant de 1685.

XVIIIème siècle

XVIIIème siècle

On sait également, par divers témoignages, qu'au moment de la Révolution française, le château était d'une très belle architecture et que tout y offrait l'image de la grandeur. Vendu comme bien national, l'acheteur put en payer le prix grâce à la valeur du plomb des toitures. Maison Noble appartient à cette époque à Jean Charles de Chalon, qui fut député de la noblesse de Castelmoron d'Albret aux États Généraux de 1789. Ayant émigré, ses biens (Maison Noble et ses cinq métairies) furent saisis et vendus comme biens nationaux.

 

L’édifice fut de nouveau rasé, pendant la Révolution, lors de la Terreur en 1793. Seules les caves échappèrent encore au désastre.

 

Passé aux biens nationaux (le Duc de Chalon s’étant enfui avec sa famille), M. Laroze, administrateur communal, vendit Maison Noble à Jean Chanut, arrière-grand-père de Paul Pauly, pour une paire de bœufs.

La vente se fit le 16 Ventôse an II, soit en février 1794. A cette époque, la propriété faisait au total 325 journaux selon les mesures de Castelmoron d’Albret, soit environ 140 Hectares. Le domaine était composé comme suit :

  • La maison de maitre avec 58 journaux de terre (soit 24 hectares) fut achetée par Jacques Larose pour 51.000 Livres;
  • Une métairie et 70 journaux à René Gaudin pour 22.500 livres;
  • La métairie de la CAVEGRUE et 56 journaux à Jean Grégoire pour 16.000 livres;
  • Les vignes furent vendues à part, il y en avait pour 31 journaux, soit 15 hectares, comme d’autres terres de 20 journaux, et des bois pour 100 journaux.

Jean Chanut fit alors construire la gentilhommière dans l’état où elle se trouve actuellement et ce aux environs de 1800.

XIXème siècle

XIXème siècle

Maison Noble fut démantelée progressivement et transformée en carrière. Au début de ce siècle, il semble qu'il ne restait plus que les soubassements, la grande terrasse et les caves lorsqu'elle fut reconstruite partiellement avec les pierres restantes, offrant l'ensemble de bâtiments que l'on voit encore aujourd'hui.

 

Nous savons que Guillaume Chanut (grand père de Paul Pauly) possédait encore le Château en 1895. Cette même année il découvrit, dans un souterrain affaissé depuis, un chandelier en bronze provenant sans nul doute de l’ancienne chapelle du manoir.

Au cours des XVIIIème et XIXème siècles, ce fut principalement de la culture de vin blanc sec. Le rouge n’apparut qu’au début du XXème siècle. D’où le nom de cette appellation : Entre-deux-Mers.

Le vin n’était bien entendu pas destiné à la vente. Il faudra attendre les années 30 pour voir apparaître la commercialisation du jus.

XXème siècle

XXème siècle

En 1950, Pierre Pauly acquiert Maison Noble. Les années 50 furent une période catastrophique  pour la production de vin et principalement l’année 1956 :

  • dégâts sur les vignes;
  • météo;
  • mauvaise récolte pour le vin dans tout le Bordelais.

Néanmoins de grands Millésimes subsistent : 1959-1960-1961-1962-1964-1966.

Démarre alors un véritable renouveau des vignobles bordelais au début des années 60.

Au commencement, ce fut la production de Bordeaux liquoreux puis de Bordeaux Rouge.

 

En 1962, les pieds noirs immigrèrent et nous apportèrent alors des méthodes de cultures plus évoluées que les nôtres. Ils contribuèrent véritablement à l’évolution du travail de la terre et des vignes.

Beaucoup d’entre eux ont alors investi dans l’entre deux mers. La science prend toute sa place dans l’élaboration du vin, et l’œnologie évolue.

L’appellation Bordeaux fut et reste la plus importante de notre région. Son évolution a été fulgurante au début des années 80. Avant les grandes difficultés qu’elle connut dans les années 2000.

Années 70 et 80

Années 70 et 80

Le domaine appartint ensuite à Roger Pupovac dans les années 70, ancien déporté du Camp de Mauthausen.

Camp de concentration instauré par le régime nazi du Troisième Reich, autour des villages de Mauthausen et de St. Georgen/Gusen en Haute-Autriche, à environ 22 km de Linz.

On produit alors du Rosé en saignée dans les années 80 :

Il provenait du jus écoulé dès l’encuvage des rouges de façon à augmenter la concentration de ceux-ci, par simple augmentation du rapport solide/liquide (dans ce cas, les éléments de la pellicule diffusent vers une quantité plus faible de jus, le vin rouge obtenu était ainsi plus « corsé »).

Années 90

Années 90

Dans les années 90, ce fut l’explosion de l’œnologie et monsieur Pupovac s’entoura d’un œnologue, ainsi que d’un directeur commercial, afin de promouvoir ses vins encore méconnus du grand public.

Il fit référencer ses vins dans une enseigne de la grande distribution, ainsi que dans le journal « le Patriote Résistant », où il réussit à obtenir un véritable fichier de clients fidèles et anciens déportés comme lui.

 

FNDIRP

Créée par les déportés et internés, la FNDIRP, association “loi de 1901”,
naquit en octobre 1945, cinq mois après la victoire sur  le nazisme.

1997

1997

C’est en 1997 que Château Maison Noble St martin fut racheté par Michel Pelisse , PDG d’un important cabinet d’architecture parisien. Passionné par la terre, les pierres et le bon vin, il s’attela pendant plus de 10 ans à redonner à ce domaine, toute sa noblesse et sa richesse architecturale d’antan.

Il découvrit alors les souterrains du Château, reconstruit l’une des deux tours s’étant écroulée pendant la Révolution française. Il restaura, pierre par pierre, l’ensemble de l’édifice, accompagné d’artisans et artistes passionnés.

On remarqua alors, dans les caves, une très grande cheminée sculptée.

Sur le pigeonnier du Château, on découvrit une girouette en fer portant les armoiries Ducales.

Nous ignorons encore aujourd’hui, si ce sont celles des De Meslon ou des De Chalon.

Des informations historiques précieuses, recueillis par les descendants des voisins de la famille Chalon :  

Maison Noble, comme presque tous les châteaux voisins, avait trois moulins :

  • 2 à eau : l’un dit de Leydet sur le Ségur, l’autre sur l’Esclot, détruit vers 1900 lors de la construction de la voie ferrée ; sa gourgue (bassin) sert à alimenter les locomotives lorsqu’elles arrivent en gare de St Martin.
  • 1 moulin à vent : non loin du lieu appelé de nos jours « Feneteau » qui a complètement disparu aujourd’hui.

On peut voir à l’entrée de l’allée du Château, non loin de l’église, un magnifique chêne âgé de plus de 400 ans, dénommé « chêne des pauvres » : il paraitrait que le seigneur De Chalon se mettait sous cet arbre pour faire la charité aux malheureux de la commune, d’où son nom.

La cloche de l’Eglise d’autrefois a été enterrée à La Grugère, puis refondue pour fabriquer la cloche de l’Eglise actuelle de Saint Martin.

Aujourd’hui, la vie et le travail au Château Maison Noble St Martin
sont effectués dans le plus grand respect de son histoire.

Nous sommes très fiers de poursuivre les travaux de nos ascendants patrimoniaux et gardons en mémoire tout le parcours accomplit depuis 1345, afin de transmettre notre respect et notre passion communes, à ceux qui écriront l’histoire de demain.

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